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<title>Turboprof</title>
<description>Ni dans l'un, ni dans l'autre : ENTRE !</description>
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<title>L'enseignement à l'hôpital : l'AISCObam</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Turboprof)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 10:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici le reportage que France 3 Nancy-Lorraine a consacré à l'association &lt;b&gt;AISCObam (Aide SColaire Bénévoles aux Adolescents Malades)&lt;/b&gt; qui se charge des cours dispensés aux collégiens et lycéens à l'hôpital d'enfants de Nancy Brabois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;object height=&quot;174&quot; width=&quot;280&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xandt6&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xandt6&amp;amp;related=0&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xandt6_aiscobam-reportage-france-3_news&quot;&gt;AISCObam reportage France 3&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/klash384&quot;&gt;klash384&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/news&quot;&gt;L'info internationale vidéo.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;big&gt;Nous nous battons pour l'application de la LOI 2002-303 du 04 mars 2002 (article L.1110-6) et de la LOI 2005-102 du 11 février 2005 (article L. 351-1) selon laquelle &quot;l'enseignement est également assuré par des personnels qualifiés relevant du ministère chargé de l'éducation lorsque la situation de l'enfant ou de l'adolescent présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant nécessite un séjour dans un établisssement de santé ou un établissement médico-social. Ces personnels sont, soit des enseignants publics mis à la disposition de ces établissements dans des conditions prévues par décret, soit des maîtres de l'enseignement privé dans le cadre d'un contrat passé entre l'établissement et l'Etat dans les conditions prévues par le titre IV du livre IV.&quot;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour l'instant, seuls trois postes de professeurs détachés par l'Education Nationale sont mis à disposition de l'association en Français, Maths et Anglais. Les autres cours sont pris en charge par des professeurs bénévoles en exercice ou retraités.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Nous luttons pour que &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;tous&lt;/span&gt; les besoins des élèves soient pris en charge par l'Education nationale afin que les opérateurs privés et le secteur marchand ne puissent intervenir. Le droit à la scolarisation des adolescents hospitalisés doit devenir une réalité.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Plus d'infos sur notre association &lt;a title=&quot;site de l'AISCObam&quot; href=&quot;http://www.aiscobam.asso.fr/site/Default.asp&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La femme qui dort d'IKEZAWA Natsuki</title>
<link>http://turboprof.hautetfort.com/archive/2009/07/26/la-femme-qui-dort-d-ikezawa-natsuki.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Turboprof)</author>
<category>Littérature japonaise</category>
<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 00:00:03 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/media/01/02/410066715.jpeg&quot; id=&quot;media-1895060&quot; alt=&quot;la femme qui dort.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Utopie, mystère, onirisme... ce recueil aborde sucessivement ces thèmes au cours des trois nouvelles qui le composent. Il s'agit surtout pour l'auteur, je crois, de montrer comment l'histoire des ancêtres, comment la culture héritée des anciens, peut ressurgir brutalement dans notre vie (ici dans le cadre de la culture japonaise). Je dois dire que c'est surtout la dernière nouvelle, qui a donné son titre au recueil, qui m'a touché. Une jeune femme japonaise expatriée à Boston avec son mari qui y travaille se met tout à coup à s'endormir en pleine matinée, au lieu de se consacrer aux tâches ménagères , pour faire de bien étranges rêves qui la propulsent dans des cérémonies féminines rituelles et immémoriales. On finit par se demander s'il s'agit d'une réelle dimension fantastique qui transporterait cette femme à travers le temps,&amp;nbsp; ou si elle tente d'échapper par là à un quotidien où elle n'a qu'une fonction mineure. C'est le cas par exemple lors de cette soirée où son mari rentre plus tard que prévu, dans la nuit, alors que le matin même, elle a fait son premier rêve.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;A peine trois minutes plus tard, il était endormi et laissait entendre un profond ronflement. Finalement je ne lui ai rien dit de ce qui s'est passé aujourd'hui, pensa-t-elle. Tout s'est décidé au moment où il a téléphoné et, sans même réfléchir, je lui ai raconté ce mensonge. Même s'il n'était pas rentré ivre, ou s'ils avaient dîné ensemble comme la plupart du temps, elle ne lui aurait &lt;b&gt;sans doute&lt;/b&gt; pas parlé de son rêve. Non que ce soit quelque chose d'inavouable à un mari mais plutôt parce que c'était trop intime. Difficile à partager, même avec la personne qui vous est la plus proche. C'était &lt;b&gt;sans doute&lt;/b&gt; la raison pour laquelle ce mensonge lui était venu spontanément aux lèvres. Elle ne pouvait donc que continuer à se taire.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je m'interroge ici sur un point de traduction (je ne connais rien au japonais... mais on ne sait pas qui passera par ce blog, à bon entendeur). &quot;Sans doute&quot; est répété deux fois dans cet extrait et je me demande s'il a toute l'ambiguité qu'il peut avoir en français puisque le sens de cette expression oscille entre &quot;sans aucun doute&quot; et &quot;selon toutes les apparences&quot; (ce qui d'après moi maintient un sérieux doute !). L'ambiguité est manifeste dans cette nouvelle à bien d'autres égards puisque le rêve, qu'elle ne communique pas, semble pourtant faire évoluer le comportement de son mari.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En tout cas j'ai vraiment eu l'impression qu'il y avait ici une manière assez subtile d'évoquer la crise d'un couple dont la femme ne sait plus comment dire ce qui lui est intime et qu'elle sait que, de toute façon, cela lui est impossible. Elle adopte alors un raisonnement aux apparences rationnelles qui semble l'acculer sinon au mensonge, du moins au silence.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'histoire de cette &quot;femme qui dort&quot; serait paradoxalement l'histoire d'une femme qui s'éveille : &quot;J'ai changé. Et, ce changement, je ne peux rien en dire à l'homme à côté de moi.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout cela laisse un peu sur sa faim mais : &quot;De toute façon, il est impossible de te forcer à croire cette histoire. Alors si tu n'y crois pas, ce n'est pas grave, cela ne retire rien à la beauté de ce poème, tu ne trouves pas ?&quot; (extrait de la duexième nouvelle)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour en savoir plus sur l'auteur c'est &lt;a title=&quot;Ikezawa Natsuki&quot; href=&quot;http://www.plathey.net/livres/japon/ikezawa.html&quot;&gt;par ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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<title>La route de Cormac McCarthy</title>
<link>http://turboprof.hautetfort.com/archive/2009/07/24/la-route-de-cormac-mccarthy.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Turboprof)</author>
<category>Littérature américaine</category>
<pubDate>Fri, 24 Jul 2009 17:53:22 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/media/02/02/832970455.jpeg&quot; id=&quot;media-1891622&quot; alt=&quot;la route.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Un homme et son jeune fils parcourent un monde post-apocalyptique dont toute vie a disparu, couvert de cendre. On y fait à peine la différence entre le jour et la nuit, on y croise des humains qui, poussés par la faim, s'entre-dévorent.&amp;nbsp; Une seule urgence pour cet homme et ce fils dont les noms ne nous seront jamais donnés : trouver à manger. Un seul objectif : aller vers le sud.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Prix Pulitzer 2007, &lt;i&gt;La Route&lt;/i&gt; s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux Etats-Unis&quot; nous dit la quatrième de couverture et de nombreuses critiques sur le net sont particulièrement élogieuses. Je m'interroge vraiment sur les raisons de ce succès...peut-être est-ce en raison du côté &quot;poème de la fin des temps&quot;, je n'en sais rien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Extrait : &quot;La route traversait un marécage desséché où des tuyaux de glace sortaient tout droits de la boue gelée, pareils à des formations dans une grotte. Les restes d'un ancien feu au bord de la route. Au-delà une longue levée de ciment. Un marais d'eau morte. Des arbres morts émergeant de l'eau grise auxquels s'accrochait une mousse de tourbière grise et fossile. Les soyeuses retombées de cendre contre la bordure. Il s'appuyait au ciment rugueux du parapet. Peut-être que dans la destruction du monde il serait enfin possible de voir comment il était fait. Les océans, les montagnes. L'accablant contre-spectacle des choses en train de cesser d'être. L'absolue désolation, hydropique et froidement temporelle. Le silence.&quot;&lt;/p&gt;
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<title>L'Eve future de Villiers de l'Isle-Adam</title>
<link>http://turboprof.hautetfort.com/archive/2009/07/18/l-eve-future-de-villiers-de-l-isle-adam.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Turboprof)</author>
<category>Littérature française</category>
<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 18:28:50 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/media/01/00/640027271.jpg&quot; id=&quot;media-1890174&quot; alt=&quot;Eve future.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Dans la foulée de mes lectures autour de la problématique du posthumanisme, j'ai pensé que ce roman fantastique de la &lt;a title=&quot;wiki symbolisme&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolisme_(art)&quot;&gt;période symboliste&lt;/a&gt; et publié en 1886, pourrait faire un bon complément. L'histoire : elle s'ouvre sur un long monologue du savant &lt;a title=&quot;wiki Edison&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Edison&quot;&gt;Edison&lt;/a&gt;. Il imagine les bénéfices que l'humanité aurait tiré de ses inventions si elles avaient été imaginées avant lui. Ses réflexions sont interrompues par la visite de Lord Ewald, son ami. Ce dernier lui annonce qu'il a rencontré la femme de ses rêves, Alicia, d'une incroyable beauté... et d'une sottise absolue. Ne supportant pas cette situation, il annonce son projet de se brûler la cervelle le soir même. Edison lui propose alors de créer une femme artificielle à l'image d'Alicia et pourvue de capacités intellectuelles supérieures. Extrait :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Je viens vous dire : Puisque nos dieux et nos espoirs ne sont plus que &lt;i&gt;scientifiques&lt;/i&gt;, pourquoi nos amours ne le deviendraient-ils pas également ? - A la place de l'Eve de la légende oubliée, de la légende méprisée par la Science, je vous offre une Eve scientifique, - seule digne, ce semble, de ces viscères flétris que - par un reste de sentimentalisme dont vous êtes les premiers à sourire, - vous appelez encore &quot;vos coeurs&quot;. Loin de supprimer l'amour envers ces épouses, - si nécessaires (jusqu'à nouvel ordre, du moins) à la perpétuité de notre race, - je propose, au contraire d'en assurer, raffermir et garantir la durée, l'intégrité, les intérêts matériels, à l'aide innocente de mille et mille merveilleux simulacres - où les belles maîtresses décevantes, mais désormais inoffensives, se dédoubleront en une nature perfectionnée encore par la Science, et dont la salubre adjonction atténuera, du moins, les préjudices qu'entraînent toujours, après tout, vos hypocrites défaillances conjugales. - Bref, moi &quot;le sorcier de Menlo Park&quot;, ainsi que l'on m'appelle ici-bas, je viens offrir aux humains de ces temps évolus et nouveaux, - à mes semblables en Actualisme, enfin ! - de préférer désormais à la mensongère, médiocre et toujours changeante Réalité, une positive, prestigieuse et toujours fidèle Illusion. Chimère pour chimère, péché pour péché, fumée pour fumée, - &lt;i&gt;pourquoi donc pas&lt;/i&gt; ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ai beau penser que ce livre peut être très utile et important pour qui veut se constituer un bagage bibliographique dans le cadre du récit fantastique et d'une réflexion sur l'humain... il ne me viendrait pas vraiment à l'idée d'en conseiller la lecture à tout le monde. Il y a bien sûr la poésie, le mystère, l'onirisme de certaines scènes, l'anticipation scientifique mais alors... que de blabla inutile ! Je n'ai pas l'habitude de sauter certains passages de livres auxquels je m'attèle mais je dois avouer que la tentation a été forte lorqu'il s'est agit de lire l'explication détaillée du fonctionnement de cette Eve. Il ne faut en outre pas s'attendre à &quot;de l'action&quot; : le récit progresse essentiellement sous la forme dialoguée. La langue est belle cependant, poétique, étrange, culturellement sur-référencée (heureusement les notes sont nombreuses). On y trouve même de l'humour ! Le tout reste énigmatique et souterrain :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Descendons ! reprit Edison, puisque décidément, il paraît que pour trouver l'Idéal, il faut d'abord passer par le royaumes des taupes.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Demain les posthumains de J.M. Besnier</title>
<link>http://turboprof.hautetfort.com/archive/2009/07/14/demain-les-posthumains-de-j-m-besnier.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Turboprof)</author>
<category>Essais</category>
<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 14:05:26 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/media/02/00/681274149.jpg&quot; id=&quot;media-1874993&quot; alt=&quot;demain les posthumains.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1874993&quot; /&gt;&lt;i&gt;Le futur a-t-il encore besoin de nous ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans la foulée de &lt;a title=&quot;mon article sur le roman&quot; href=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/archive/2009/07/13/demain-les-chiens-de-c-d-simak.html&quot;&gt;ma lecture de &lt;i&gt;Demain les chiens&lt;/i&gt;,&lt;/a&gt; voici donc &lt;i&gt;Demain les posthumains&lt;/i&gt;, puisque l'auteur, &lt;a title=&quot;Jean-Michel Besnier&quot; href=&quot;http://www.crea.polytechnique.fr/personnels/fiches/Besnier.htm&quot;&gt;Jean-Michel Besnier&lt;/a&gt; s'est inspiré du titre du roman de SF pour le titre de son essai. Il s'en explique dès l'introduction. La question posée en sous-titre invite à s'interroger sur la manière dont nous devrons considérer l'Homme à l'heure des nouvelles technologies de l'information, des robots, des nanotechnologies etc. et quelles nouvelles questions éthiques pourraient se poser et se posent d'ores et déja.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En témoigne un exemple récent rapporté par J. M. Besnier : le cas d'&lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;wiki sur Pistorius&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Pistorius&quot;&gt;Oscar Pistorius&lt;/a&gt;. Il s'agit d'un athlète handicapé au niveau des jambes qui ont été en partie remplacées par des prothèses en fibre de carbone. Ses prothèses lui permettaient non seulement de marcher normalement mais aussi de courir à une telle vitesse qu'elles lui ont permis de remporter les jeux paralympiques d'Athènes en 2004 sur le 200 mètres. Tellement vite qu'il se présenta au JO de Pékin en 2008 pour concourir aux côtés des athlètes dits &lt;i&gt;normaux&lt;/i&gt;. Cela lui fut refusé. Jean-Michel Besnier précise ainsi : &quot;&lt;i&gt;D'un être &quot;diminué&quot;, la technique a fait un homme &quot;augmenté&quot; et, au lieu de s'en réjouir, on soupçonne là quelque calamiteuse dénaturation, susceptible de dicter de mauvais exemples et de dévoyer l'humain dans son contraire.&lt;/i&gt;&quot;&lt;img src=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/media/02/01/1255278765.jpg&quot; id=&quot;media-1874997&quot; alt=&quot;oscar-pistorius.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-1874997&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je relie cet extrait à un autre passage du livre où l'auteur cite Lacan : &quot;&lt;i&gt;La question de savoir si la machine est humaine ou pas est évidemment toute tranchée - elle ne l'est pas. Seulement, il s'agit aussi de savoir si l'humain dans le sens où vous l'entendez, est si humain que ça.&lt;/i&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis incapable de construire une critique sur cet essai vraiment passionnant. Je n'ai vraiment pas les outils intellectuels pour me positionner (mes seuls outils sont littéraires... et je dois avouer que la construction de cet ouvrage m'a paru parfois assez étrange tant certaines redites m'ont semblé maladroites, mais bon, vu l'intérêt de l'ensemble c'est une critique mineure). Voici donc quelques extraits qui correspondent aux passages que j'ai surlignés (cette note me servira d'aide mémoire).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une première chose concerne le rapport au corps :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Les signes de l'évacuation du corporel sont évidemment paradoxaux : à côté des excès de l'hygiénisme ou de l'asepsie, à côté du recours croissant à la crémation qui devrait tout de même surprendre en Occident, on objectera que le body-building, par exemple, ou la pratique des arts martiaux suggèrent une hyper-attention au corps, de même que l'intérêt porté aux modes vestimentaires ou aux régimes alimentaires. Mais on voit combien ces signes révèlent aussi bien une concession au conformisme, voire une standardisation &quot;décorporalisante&quot;, telle qu'elle équivaut à neutraliser la singularité attachée au fait d'être ce corps-ci plutôt que celui-là. Car c'est cela que devrait dénoter le corps s'il était accepté et cultivé pour lui-même : la revendication du sans pareil, de la distinction et même de l'hyper-indidualisation à laquelle nous destinent ses limites. Or, nous sommes de plus en plus loin de revendiquer cette singularité, comme suffirait à le suggérer la complaisance avec laquelle nous accueillons les dogmes pénétrés de scientisme qui nous révèlent à nous-mêmes comme quasi-superflus.&lt;/i&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une autre chose m'a vraiment intéressé : elle concerne le rapport à la mémoire. Je pense à cela à l'heure où des expériences sont menées dans certains pays (au Danemark par exemple &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;bac et internet&quot; href=&quot;http://www.guardian.co.uk/technology/blog/2009/may/11/danish-internet-exams&quot;&gt;comme le rapporte The Guardian)&lt;/a&gt; pour autoriser l'utilisation d'Internet lors d'épreuves du baccalauréat. Il s'agit là de réfléchir au rapport de la mémoire et de l'identité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Confrontés à l'essor des machines intelligentes, autonomes et dotées de facultés de mémorisation de plus en plus performantes, nous avons comme eux à attester notre humanité et, en cela, à témoigner que nous ne sommes pas de l'espèce de ces machines qui nous environnent. Ollivier Dyens posait ainsi la question&lt;/i&gt; : &quot;N'est-ce pas, en quelque sorte, ce que nous ressentons tous, aujourd'hui, pris dans le tourbillon des technologies et des médias, pris dans le cycle de l'accroissement technologique où l'archivage est si facile, si accessible que nous nous déchargeons de toute activité mémorielle ?&quot; &lt;i&gt;Redoutable question qui suggère combien nous pourrions nous complaire à céder le pouvoir à ces machines qui nous dépossèdent de notre mémoire et donc, aussi, de notre identité. La servitude technologique volontaire serait notre destin et justifierait l'absence de résistance opposée au posthumain qui s'annonce&lt;/i&gt;.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi l'emploi des machines aurait une double conséquence :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;L'idée qu'elles puissent nous dominer n'a plus sérieusement la vertu de nous effrayer. On se résout à vouloir confier l'émancipation des servitudes quotidiennes à des machines dont les facultés nous dépassent de plus en plus. On écarte l'inquiétude qui pourrait en résulter, en se disant qu'il faut tout au plus savoir ménager la puissance que nous avons produite, au point de faire les concessions qu'implique toute négociation avec les forts.&lt;/i&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais aussi :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;L'ergonomie de nos machines, en rendant leur utilisation de plus en plus complexe, entretient ainsi chez l'utilisateur une infantilisation propice à accroître l'ascendant qu'elles prennent sur sa vie. Bref, plus les machines sont puissantes, plus le regard que les hommes portent sur eux-mêmes est négatif. La technique est un facteur de mésestime de soi. Apparue pour compenser le défaut originel des hommes, elle se déploie tant et si bien qu'elle accroît en eux le sentiment de leur nullité&lt;/i&gt;.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'en reste là pour le relevé des passages qui m'ont plu. J'aurais pu en ajouter une dizaine d'autres. C'est tout dire lde 'intérêt qu'a suscité ce livre et des questions qu'il m'a amené à me poser. Emancipation ou servitude de la condition humaine devant les nouvelles technologies ? Quelles nouvelles angoisses le progrès peut-il créer chez l'homme alors que nous étions empreints de l'idée que ce même progrès &lt;i&gt;ne nous voulait que du bien&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt; 
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<title>Demain les chiens de C. D. Simak</title>
<link>http://turboprof.hautetfort.com/archive/2009/07/13/demain-les-chiens-de-c-d-simak.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Turboprof)</author>
<category>Littérature de SF</category>
<pubDate>Mon, 13 Jul 2009 09:43:19 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/media/00/01/674123116.jpeg&quot; id=&quot;media-1873173&quot; alt=&quot;demain les chiens.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Extrait : &quot;&lt;i&gt;Il semble, à la lecture de ces contes, que l'homme disputait une course, sinon avec lui-même, du moins avec quelque poursuivant imaginaire qui le talonnait. L'Homme était lancé dans une quête insensée de puissance et de connaissance, mais on ne trouve nulle part la moindre allusion à l'usage qu'il entendait en faire une fois qu'il les aurait obtenues&lt;/i&gt;. &quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet ouvrage retrace donc à travers huit contes que rapportent les Chiens ayant pris le pouvoir, cette &lt;i&gt;course&lt;/i&gt; de l'humanité sur une douzaine de siècles et en 300 pages (on est loin de certaines oeuvres de SF actuelles spécialistes en délayage sur un nombre infini de tomes tous plus vides les uns que les autres). Le récit est foisonnant, non seulement parce que l'imagination est débridée, ne s'interdit aucune perspective (les chiens ont la parole, certains hommes deviennent des mutants, d'autres s'exilent sous une nouvelle forme sur Jupiter ou dans d'autres dimensions, les robots prennent leur indépendance...) mais aussi parce qu'une question bien contemporaine y est posée : quel est l'avenir de l'Homme ? Comment pourrait-il être amené à disparaître ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un certain pessimisme se dégage de ce livre qui met en avant &quot;&lt;i&gt;la vanité de l'Homme, sa perpétuelle agitation, sa façon de chercher sans cesse à parvenir à un mode d'existence qui le fuit, peut-être parce qu'il ne sait pas exactement ce qu'il veut.&lt;/i&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis également, un regard sur la production littéraire et l'art face au progrès technique au moment où, dans le récit, l'humanité va s'endormir :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;- Vous avez l'air découragé, Jon. Fatigué. Vous ne devriez pas être fatigué. Il n'y a pas de raison. Vous devriez sortir un peu. Un autre verre ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Il secoua la tête :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;- Non, Sara, merci. Je n'ai pas envie. Non, voyez-vous, Sara, j'ai peur... oui, peur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;- Comment, peur ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;- Prenez cette pièce, dit Webster. Tout n'y est qu'illusion. Des miroirs donnent l'illusion de la distance. Des ventilateurs font souffler une brise salée, des pompes font naître des vagues. Il y a un soleil artificiel. Et si le soleil ne me plaît pas, je presse un bouton et j'ai une lune.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;- Des illusions, dit Sara.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;- Parfaitement, dit Webster. C'est tout ce que nous avons. Pas de vrai travail, pas de vraie situation. Nous travaillons sans but, nous n'avons pas d'endroits où aller. Après vingt ans de recherches, je vais écrire un livre que personne ne lira. Il suffirait pourtant aux gens de prendre le temps de le lire, mais ils ne le prendront pas. Cela ne les intéresse pas. Ils n'auraient qu'à venir m'en demander un exemplaire... et même s'ils ne s'en sentaient pas la force, je serais si content que quelqu'un le lise que j'irais bien le leur porter. Mais personne n'en voudra. Mon oeuvre s'en ira rejoindre qur les rayons des bibliothèques les autres livres qu'on a écrits. Et moi, qu'est-ce que j'en aurai tiré ? Attendez... je vais vous le dire. Vingt années de travail, vingt années à me duper, vingt ans de santé d'esprit...&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>François Hollande... dispersé</title>
<link>http://turboprof.hautetfort.com/archive/2009/07/08/francois-hollande-disperse.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Turboprof)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 09:20:28 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://turboprof.hautetfort.com/media/02/02/1943467789.jpeg&quot; id=&quot;media-1865455&quot; alt=&quot;hollande.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;François Hollande sur France Inter ce matin au sujets des partis de gauche :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Si tout est dispersé comment pourra-t-on faire le rassemblement ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon pauvre François... c'est quand tout est réuni qu'on ne peut plus faire de rassemblement !&lt;/p&gt; 
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